16.1.12



je me replonge un peu dans le passé en visitant mon propre blog, délaissé.
Il m'était devenu innaccessible là où j'étais, en Chine.
Me voilà de retour en France, pour une période de temps indéterminée.

15.12.08

ma chérie

adossée contre la souche d'un arbre, la nuque courbée sur le livre d'images , un petit vent se lève et vient caresser ton visage, les mèches de cheveux balayant le papier, les yeux émerveillés, petite fille..

que regardes-tu ?

une image

un ouragan de couleurs, dans lequel une femme, au regard d'amour, pose un doigt sur ses lèvres
tu l'entends dans son silence dire "shhhtt"
puis le vent doux, s'émerveillant alors, s'engouffre dans l'image, tu le vois agiter les couleurs et les feuilles dorées, virevoltantes de bonheur, puis tu entends tout à coup l'ours qui gronde au loin, où se trouve t-il ? tu pars le chercher..

Demain, petite, quand le soleil se lèvera, alors, sors de chez toi et hume l'air du matin, les feuilles qui t'auront emportée cette nuit, l'ours dont tu auras caresser le museau, l'hirondelle qui t'aura raconté des histoires drôles, seront présents dans la réalité de ce jour-là.

Que la vie soit pour toi ma chérie, à chaque instant, en toi, rayonnante, pleine de force et de joies, que ton regard et ta voix apportent le bonheur là ou réside la peine..

11.9.07

je vous prie de m'excuser..

..pour ce long passage a vide de mon blog

qui ne s'arretera pas de sitot
car je n'y ai plus acces
je peux certes ecrire des messages depuis le tableau de bord mais ne peux acceder a la page de mon blog, et donc je ne peux pas voir mon texte mis en page, ni reagir a vos commentaires (qui me sont transmis dans ma boite mail)

je vous remercie Lutin de me pousser a ecrire
je n'ecris plus que tres peu en effet...

28.5.07

un extrait passant par là (sans prétention!)

"Madame mettez-vous à l'aise, ne vous inquiétez pas, je suis un très bon praticien !
-oui oui monsieur, mais voyez-vous, je fais ce que je peux"

Louise sous les projecteurs du dentiste, bombe le torse, les bras tendus le long du corps, elle s'agrippe aux bords du fauteuil, elle sent le cuir sous ses mains comme griffé par tous les patients qui l'ont précédé. Elle serre les poings mais ne déserre pas les dents..

"mais madame comment voulez-vous que je puisse faire rentrer ma roulette si vous n'ouvrez pas un peu votre bouche !..voyons, détendez-vous, ce n'est pas bien méchant.."

Louise n'aime pas la tête du docteur Rémy, on croirait un ver de terre géant au teint pâle, sans cesse la bouche entrebaillé, les yeux d'un con, non vraiment, elle ne l'aime pas !

"Ecoutez, je vous jure que je fais ce que je peux ! mais là j'peux pas ! non vraiment, je suis désolée, mais je crois qu'il vaudrait mieux attendre que DrMartin soit de retour !"

Leurs regards se croisent vraiment, il la regarde avec un petit sourire que l'on adresserait à un enfant..

".. vous comprenez c'est que j'ai l'habitude avec elle.."

Il range calmement ses outils sur les tablettes, se retourne, lui tend la main et lui dit, toujours en souriant gentiment :

"Je comprends tout à fait madame, la relation entre un patient et son médecin demande un réelle confiance, ne vous inquiétez pas, vous n'avez qu'à demander à Christelle de vous organiser un r.v pour quand Mme Martin sera revenue de vacances."

Louise sur le chemin du retour se dit qu'elle est décidément une sacrée conne..

9.5.07

la tête de l'emploi ?

yé cherche di tlavail missieeeurs midaaames
yé cherche di tlavail
yé soui oune immigrée msiieeeurs midammes
voudlais juste oune pétit contlat msieur poul avoil oune sécourité sociaal mdame
yé né pas d'expérience msieur
yé tlop rêvé..
vous comprenez ?
rêver
..
j'arrive moi et ma belle gueule de blanche dans un pays où il est enfin permis de rêver
moi qui ne rêvais plus

comment accepter des étrangers qui viennent en rêvant ? c'est pas la famine chez toi ? ni la guerre ? tu n'es pas un réfugié politique ? alors, qu'est ce que tu fous dans mon pays ??! tu rêves ou quoi ?
oui..je rêvais..de faire du kung-fu perchée sur les monts Kunlun..de peindre comme Van Gogh devant les champs de blé en plein été..
oui je rêvais de ce pays qu'on appelle liberté, de ce pays qu'on appelle authenticité, de ce pays chargé d'histoires, de contes, d'hommes et de femmes
je rêvais de ces gens qui se parlent avec le rire aux lèvres, je rêvais de ce monde sans étiquette
....je rêvais d'un autre mooonde (où la teeeerreee serraiii...euh..stop)
en somme

..bah voilà, t'as tout compris, la vie c'est pas ça, la vie, on rêve pas, retourne au turbin, retourne chez toi
chez moi ?
chez moi, chez moi c'est ici
chez moi c'est où ?
pourquoi me chasses-tu ?
moi aussi j'ai donné ici, moi aussi j'ai pleuré ici, moi aussi j'ai aimé ici

14.3.07

retour..

de retour !
si je mets de côté mon blog c'est vraiment parce que j'en ressens le besoin..
cette impression que j'étouffe et de devoir prendre l'air
la tristesse ou la colère sont des sentiments que je ne veux plus condamner, ils me prennent parfois la gorge et les tripes, j'ai envie de crier, alors j'accepte : je le fais ! je crie un bon coup ma douleur explose, et s'expose...au risque d'être jugée par autrui
mais je ne veux pas m'enliser bêtement dedans, et oublier tout ce qui fait la vie, les gens, la nature...
j'ai fait mon petit voyage, et me voilà de retour chez moi, je retrouve les meubles, une odeur un peu de renfermée, hop pas grave j'ouvre les portes :
bien sûr, vous êtes toujours la bienvenue !

..et un tit cadeau :

septembre 2005, mariage ! vous pouvez aisément deviner : la mère de Wei, Wei et moi :)

27.2.07

près de 香山, la montagne parfumée

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Nature !!
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..... personne.......silence..........


(j'vous jure qu'c'est vrai !)



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plaisir !!!


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25.2.07

La forêt des zozorians

Il était une fois un pays magnifique, et minuscule à la fois, le pays des zozorians..


Il se trouvait




dans une forêt clairvoyante,

tout près d'une clairière

là ou était posée

une petite pierre...
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Tapis sous la petite pierre, les zozorians passaient leur temps à chanter des chants doux et pacifiques pour les êtres de la forêt. Les hommes, eux, ne pouvaient entendre leurs chants qui pourtant étaient un réel enchantement, et cela pour chaque membre de la forêt : les animaux, les lutins et les fées , et les arbres aussi ; ces derniers semblaient se lover dans leurs chants comme on caresse le vent, se balançant, et souriant, les mousses amoureuses proliféraient et couvraient la forêt d’un manteau de velours, la brume venait là et écoutait, émue et belle, comme une maman aimante auprès de son enfant..
La magie des lieux faisait de la forêt des zozorians, une forêt unique.


Mais soudain un petit garçon qui partait à l'aventure et armé d'une épée en bois, découvrit la pierre qui abritait les zozorians, s’ empara de celle-ci et s’écria « je l’ai trouvé !», et tout fut chamboulé !!
Les zozorians affolés, s’éparpillèrent, courant vers les 4 coins de la forêt, ne sachant plus où se trouvaient leurs pères et leurs mères.. chacun ne sachant plus quoi faire.. leur chant s'était éteint et les habitant de la forêt avaient très peur alors..

« Comment se fait-il que soudainement petite pierre tu ais changée ? je t’ai vu dans mes rêves et aujourd’hui aussi, tu rayonnais, mais dans ma main, tu ne rayonnes plus.. » chuchota l'enfant
Les animaux s'arrêtèrent alors de bondir dans tous les sens, les arbres se figèrent, les insectes aussi, silence... chacun comprit que l’enfant pouvait les entendre à sa manière à lui, que seule leur peur avait rompu la magie..
Les zozorians, depuis les 4 coins de la forêt chantèrent à nouveau : la petite pierre, dans la main de l’enfant, se remit à briller, et la forêt rayonna plus que jamais !
L’enfant ota son regard de la pierre, pour le porter sur la forêt entière, subjugué !




30.1.07

musique, chinoise


musique, chinoise
Vidéo envoyée par clochetitette
dans la maison de thé Lao She à Beijing

sous le lien "clochetitette" l image est plus grande

14.1.07

Paul VERLAINE- Poèmes saturniens

POEMES SATURNIENS
Paul Verlaine



Melancholia
VIII L’angoisse


Nature, rien de toi ne m’émeut, ni les champs
Nourriciers, ni l’écho vermeil des pastrorales
Siciliennes, ni les pompes aurorales,
Ni la solennité dolente des couchants.

Je ris de l’art, je ris de l’homme aussi, des chants,
Des vers, des temples grecs et des tours en spirale
Qu’étirent dans le ciel vide les cathédrales,
Et je vois du même oeil les bons et les méchants.

Je ne crois pas en Dieu, j’abjure et je renie
Toute pensée, et quant à la vieille ironie,
L’amour, je voudrais bien qu’on ne m’en parlât plus.

Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille
Au brick perdu jouet du flux et du reflux
Mon âme pour d’affreux naufrages appareille.







Eaux fortes
V Grotesques


Leurs jambes pour toutes montures
Pour tous bien l’or de leurs regards,
Par le chemin des aventures
Ils vont haillonneux et hagards

Le sage, indigné, les harangue ;
Le sot plaint ces fous hasardeux ;
Les enfants leur tirent la langue
Et les filles se moquent d’eux

C’est qu’odieux et ridicules,
Et maléfiques en effet,
Ils ont l’air, sur les crépuscules
D’un mauvais rêve que l’on fait,

C’est que, sur leurs aigres guitares
Crispant la main des libertés,
Ils nasillent des chants bizarres,
Nostalgiques et révoltés,

C’est enfin que dans leurs prunelles
Rit et pleure – fastidieux –
L’amour des choses éternelles,
Des vieux morts et des anciens dieux !

- Donc, allez, vagabonds sans trêves,
Errez, funestes et maudits,
Le long des gouffres et des grèves,
Sous l’oeil fermé des paradis !

La nature à l’homme s’allie
Pour châtier comme il le faut
L’orgueilleuse mélancolie
Qui vous fait marcher le front haut,

Et, vengeant sur vous le blasphème
Des vastes espoirs véhéments,
Meurtrit votre front anathème
Au choc rude des éléments.

Les juins brûlent et les décembres
Gèlent votre chair jusqu’aux os,
Et la fièvre envahit vos membres
Qui se déchirent aux roseaux.

Tout vous repousse et tout vous navre,
Et quand la mort viendra pour vous,
Maigre et froide, votre cadavre
Sera dédaigné par les loups !





Paysages tristes
I Soleils couchants


Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s’oublie
Aux soleils couchants.
Et d’étranges rêves,
Comme des soleils
Couchant sur les grèves,
Fantômes vermeils
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils,
A des grands soleils
Couchant sur les grèves.





Paysages tristes
V Chanson d’automne


Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone

Tout suffoquant
Et blême, quand,
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

9.1.07

ma lecture du matin, extrait

Chacun sa chimère (Spleen de Paris - Baudelaire)

"Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.
Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.
Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture ; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.
Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionimie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.
Et le cortège passa à coté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
Et pendant quelques instants je m'obstinais à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères."

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J'ai lu ça ce matin, non pas que j'adore, mais je me demande ce que prenait Baudelaire dans son café le matin du coup..et j'avais envie de tourner une page, une page après l'autre..j'avance
ma chimère à moi?..je ne veux pas y penser
Je cours (courir est un grand mot..) désormais à l'ambassade pour voir comment faire pour voter aux présidentielles (hoho)

3.1.07

HANGZHOU le lac de l'ouest

J'étais a Shanghai pendant les périodes de fêtes de noël (en tant qu'occidentale j'ai eu le droit a un conges :) ) et suis allée une journée à Hangzhou (à deux heures de train de Shanghai) et plus précisément, et uniquement car c'est grand : au Lac de l'Ouest, un grand lac avec de petites îles-parcs.
Rien de sauvage bien sur, nous sommes dans un lieu fréquenté (ce qui n'est pas rare en Chine) et donc domestiqué, a la chinoise, avec harmonie, beauté zen.. (je trouve que les chinois savent prendre soin des arbres, notez)
voici un lien qui vous parle un peu de ce lieu si ça vous dit http://www.chine-informations.com/mods/dossiers/histoire-sur-lac-louest_471.html
ce jour-là, beaucoup de brumes.. c'est joli





13.12.06

Tao Yuanming 1e partie



1 Ne voulant pas s'humilier devant les hobereaux despotes, Tao Yuanming, grand poète de l'époque des Jin, abandonna ses fonctions de chef du district de Pengze, et retourna dans son pays natal.



2 Il y passa le reste de sa vie à cultiver la terre et à faire de la poésie. Bien que la vie fût difficile, il la trouvait pourtant tranquille et agréable.



3 Un jour, un adolescent du village vint lui demander :
"Vous qui êtes très cultivé, pouvez-vous me dire quelle est la méthode la plus rapide pour devenir savant ?".



4 Riant à gorge déployée, Tao Yuanming répondit :
"Il n'y en a pas. Sans efforts continus, point de succès."



5 Puis, indiquant un tas de livres sur la table, il poursuivit :
"L'assiduité permet de progresser ; la paresse fait reculer."

Tao Yuanming 2e partie



6 Puis, il sortit avec l'adolescent qui était encore confus, en disant :
"Allons jeter un coup d'oeil sur les rizières!"



7 Lui désignant une plante, Tao Yuanming dit :
"Regarde si tu la vois pousser...".



8 Après un moment d'observation, l'adolescent répondit :
"Mais non, elle ne bouge pas !"



9 "Mais comment donc une petite pousse printanière peut-elle devenir une grosse plante si elle ne croît pas ? "

Tao Yuanming 3e partie



10 Et d'expliquer lui-même :
"Elle ne cesse de pousser à tout moment, de seconde en seconde. Mais on ne s'en aperçoit pas."



11 Ils arrivèrent ensuite au bord d'une rivière, où se trouvait une pierre à aiguiser.
« Pourquoi cette pierre a-t-elle une cavité dans le milieu ? » demanda Tao.
L’adolescent répondit : « C’est à cause de l’aiguisage . »



12 "Mais crois-tu qu’elle a pris cette forme d’arçon du jour au lendemain ?
Non, bien sûr, c’est parce que les paysans viennent tous les jours aiguiser leurs houes qu’à la longue cette cavité s’est formée. "



13 "Comprends-tu à présent que seuls les efforts constants et assidus permettent d’avancer, tandis que la paresse fait reculer ? »



14 L’adolescent fit un profond salut en avant devant Tao Yuanming et lui dit :
« Je ne réclame plus de méthode rapide. Je suis maintenant décidé à travailler avec assiduité. »



15 En signe d’encouragement, le grand maître calligraphia les mots suivants pour l’adolescent :
« La diligence évoque une pousse printanière qui croît à notre insu ; la paresse fait penser à la pierre à aiguiser qui s’effrite petit à petit. »

30.11.06

vous noterez que..

..que j'ai effacé ma dernière note (et, désolée : vos commentaires avec)

je chute je pleure, alors que ma vie est plutôt douce, et plutôt chouette, qu'est ce que j'ai donc à pleurer ainsi pour des broutilles ?

j'ai lu un texte, le texte d'une fille que j'admire, quel force de caractère !

..j'ai toujours pensé, d'une certaine manière, qu'en moi circule le cable de connexion avec la terre et les hommes.., car je suis, et nous sommes, et la terre est..bref la vie nous réunit, la vie dans son souffle unique

quand la sensation du vide intervient, c'est comme si le contact se rompait net

..bon bah voilà, je suis à nouveau connectée, et je compte bien porter le regard autour de moi, sur ce monde qui a beaucoup de choses à m'apprendre

10.11.06

xiang shan

(première partie)
J'ai beaucoup entendu parler de Xiang Shan en automne, les arbres ont des feuilles qui rougeoient, et le climat est doux...

Les feuilles des arbres ne sont pas encore toutes rouges, ça commence...

La montagne parfumée à Pékin ne ressemble en rien aux montagnes de France..car en premier lieu les chinois sont nombreux ! puis tout y est remanié par l'homme, les chemins sont pavés, avec beaucoup de marches !
J'ai pris un bus de ville avec arrêts réguliers, pour y aller (une heure de trajet)

au pied de la montagne un parc, avec des gens qui se prennent en photo, se promènent






les jeunes couples en Chine..je les trouve en général très romantiques !


ça commence à monter dur !


bien essouflés déja (tout le monde autour de moi suffoque, gémit..:))..cette vision ne nous rassure guère !



xiang shan ou La montagne parfumée

dans l'ordre chronologique (10 nov 2006)2e partie

Pékin..






la réalité est beaucoup plus belle qu'en image..mais vous pouvez imaginer !


la vue d'en haut (suis arrivée!)


et voilà en guise de médaille, une bonne glace au litchi !


(clac ! ..suis contente de celle-là)


(du vent ! et des pauses photos, beaucoup !)





retour tout en douceur et tout en hauteur ..



27.10.06

vite une histoire !!

une forêt d'êtres minuscules
qui bagnaudaient
qui racontaient des histoires par milliers
je vais vous conter l'histoire
du petit prince
mais non celle-là tout le monde la connait
oui alors voyons une autre histoire histoire de
l'histoire d'une petite fille en mal de plaisirs
non, celle-là tu nous l'as déjà raconté!
alors quoi ? une petite pause café ?
bah c'est pas une histoire ça..
dans le café il y a des histoires
entre le noir, le sucre et la tasse de café
de vrais discussions sans cesse débitées
le noir souhaitant être sucré
la tasse être vidée
le noir souhaitant rester
le sucre ? lui ne souhaite rien
le sucre regarde le noir et la tasse
les trouvant drôlement jolis
avec tous ces reflets
puis plonge sans trop penser
la tasse toujours mal lunée
n'a pas vu le sucre plonger
et croit que le noir a fait caca
sur sa peau de Bretagne
envahi par la beauté d'un sucre qui disparait
le noir se met à pleurer
et petit à petit se meurt, apaisé
la tasse seule grogne
de n'avoir au fond d'elle-même que des traces
...

ggrrrRRRRrrrrr

je n'arrive pas à faire apparaître la page de mon blog de chez moi...je rage !
par contre, je peux lire vos coms, car je les reçois sur ma boîte mail, et je peux aussi accéder à la gestion de mon blog et donc lancer de nouvelles notes..
en bref : je ne peux pas laisser de coms et réagir avec vous sur le blog..et ça c'est bien nul . Je vais aller faire ma petite enquête ..

___________

Pour la pétition je suis d'accord :

Mon ordi est un con capricieux

Il ne me laisse pas écouter la musique de Koan et MrBlue, une fois de temps en temps, quand ça lui chante, je me demande s'il écoute une fois et se dit mmcelle-là je pense qu'Anne va adorer alors je vais bien l'emmerder et l'empêcher d'écouter !
je n'ai aucune liberté !!!
maintenant il a décidé de me faire chier en me refusant l'accès de mon blog !
alors aujourd'hui je dis STOP !!! trop c'est trop ! (je vais sortir du carcan de la réalité :) et je te dis à toi, mon ordi, toi là, (oui je suis maintenant sûre qu'il m'écoute ce viscieux), oui toi !!! si t'arrêtes pas tout de suite .. je vais .. euh.. t'amener chez le réparateur !
il va fouiller dans tes méninges et après t'auras l'air con, tu ne te souviendras plus de rien !

qui signe ?

21.10.06

Bei Gong She Ying

BEI GONG SHE YING
(Verre/tasse – Arc – Serpent - Reflet)
杯 弓 蛇 影

Voici un chengyu chinois
Un chengyu est une sorte de proverbe, une maxime que l’on emploie pour se référer à la morale d’une histoire dont elle est tirée.. Je vous raconte donc l’histoire en question, de mémoire, ..j'ai inventé le nom des deux amis (j'ai oublié)

Deux amis, Mr Yu et Mr Wang avaient pour habitude de boire le thé ensemble. Un jour, Mr Yu invita Mr Wang à boire un thé chez lui. Mr Wang aperçu dans sa tasse de thé un tout petit serpent, mais n’osant être malpoli en signalant cela à son ami, il choisit de boire d’un trait son thé. A peine eut-il bu son thé qu’il commença à se sentir mal. Il rentra chez lui et tomba réellement malade.
Mr Yu n’eut plus de nouvelles de son ami pendant des semaines. Il se posait des questions à ce propos, et pria un de ses serviteurs de se rendre chez Mr Wang pour prendre de ses nouvelles. Quand le serviteur arriva chez Mr Wang, il le trouva extrêmement souffrant, Mr Wang lui dit que l’on ne parvenait pas à le soigner, qu’il ne retournerait jamais plus chez MrYu et lui conta l’histoire du petit serpent dans le thé. Le serviteur transmis la nouvelle à son maître, mais celui-ci, interloqué, ne comprenait pas comment un serpent aurait pu se trouver dans le thé de son ami.
Mr Yu alla observer l’endroit où MrWang et lui avaient bu un thé la dernière fois ensemble, sur le mur, derrière la chaise sur laquelle était assis son ami ce jour-là, était suspendu un arc, il comprit alors le pourquoi du comment de la présence du serpent dans la tasse ce jour-là. Il demanda à son serviteur de retourner chez Mr Wang, de lui prier de venir chez lui prendre un thé, et de l’informer qu’il a trouvé un remède efficace pour soigner sa maladie.
Mr Wang accepta l’invitation en espérant pouvoir être enfin soigné, et luttant contre la peur que lui inspirait le fait de reboire un thé au même endroit que la fois précédente avec MrYu.
L’hôte plaça le malade sur la même chaise que la fois précédente, lui servit le thé,..Mr Wang devint blême quand il aperçut à nouveau un petit serpent dans son thé. Mr Yu alors retira l’arc de sur le mur, et lui fit constater que le serpent en question avait disparu. Mr Wang comprit alors qu’il ne s’agissait que du reflet de l’arc sur l’eau frétillante qui lui donnait l’illusion d’un serpent s’agitant dans sa tasse.
Mr Wang soulagé, la maladie d’un coup se dissipa.

11.10.06

Mme Flaveau

Mme Flaveau professeur de dessin au collège Sagebien à Amiens. le regard terne, le teint terne, les cheveux gris et courts, sales et toujours en bataille. un dessin par semaine à faire, toujours les mêmes sujets d'années en années. Mme Flaveau se tenait derrière son bureau trimballant un je ne sais plus quoi dans la bouche, un cure-dent peut-être, un chewing-gum, ou rien peut-être simplement un tic, celui de serrer la machoire de gauche à droite. Elle restait planter là pendant que quasiment aucun élève ne dessinait, le regard sur la fenêtre ou sur le dehors, peut-être, sur le bureau parfois, gribouillant, écrivant, qui sait, personne n'allait regarder. Mme Flaveau grognait quand des élèves riaient trop fort, ou quand la sonnerie retentissait et que les gosses sortaient précipitemment...un jour, alors que nous sortions de cours, amassés dans la salle, devant la porte, l'un des élèves leva la tête et commenta une affiche punaisée là, avec la photo d'une pipe en dessous de laquelle était inscrit "ceci n'est pas une pipe". Tout se mirent à rire en disant que c'était idiot. Le regard de Mme Flaveau se fit plus terne encore, et son grognement plus interne. Moi, entre les rires et les coups de coude, je fixai cette image, bousculée, ne sachant trop quoi penser, un instant, je me retrouvai seule face à Mme Flaveau, et je fuis rejoindre les autres...

photos en vrac du film "La double vie de Véronique"de Krzysztof Kieslowski pour donner idée de l'image